Famille

Comment gérer son stress pré-accouchement

Le stress pré-accouchement, c’est la bête noire de beaucoup de futures mères. Un stress prénatal légitime qui envahit tout le monde à l’approche du jour fatidique mais qui n’a aucune incidence sur le nourrisson tant qu’il est maîtrisé. 

Plus facile à dire qu’à faire, certes, mais voici quelques astuces pour vous aider à gérer ces moments d’angoisse.

Stress pré-natal : quels sont les risques pour la maman et le bébé ?

Même si une légère angoisse permanente est normale, il arrive que la situation puisse dégénérer. Un événement familial brutal comme un deuil, une séparation ou un licenciement, c’est une chose que l’on ne maîtrise pas. Ce taux de stress peut alors provoquer un accouchement prématuré, le bloquer ou entraîner des complications lors de l’accouchement, comme de la tachycardie.

Le stress prolongé peut aussi affecter votre bébé. En effet, lorsque l’on stresse, on libère de la cortisol qui traverse la barrière placentaire et se diffuse dans le sang du fœtus. À la naissance, le bébé peut donc déjà manifester un stress bien à lui, via des troubles de l’alimentation ou de l’attention.

Attention à bien vous ménager et à essayer de maîtriser vos petites montées d’angoisse.  Pour cela, voici quelques conseils !

Atténuer le stress et apprendre à se détendre

Encore une fois, stresser pour un événement de cette ampleur, qu’on l’ait déjà connu ou non, est tout à fait naturel. Il existe cependant quelques solutions pour vous aider à appréhender ce futur obstacle le plus sereinement possible et vous concentrer sur la délivrance.

1. Suivre des cours de préparation à l’accouchement

Dispensés par des sages-femmes (des expert.e.s donc !), ces cours ont pour objectif principal de vous donner de nombreuses informations, afin de vous préparer psychologiquement au jour J. 

Souvent, le stress chronique est généré par  les inconnues de la maternité mais grâce à ces cours. On essayera donc de vous “normaliser” l’accouchement : 

  • vous discuterez avec du personnel médical qualifié
  • on vous familiarisera avec les situations à venir (contractions, poussées, respiration), 
  • et les intervenant‧e‧s vous donneront la confiance nécessaire pour appréhender votre future vie qui sera transformée à jamais.

Plus on en sait, mieux on appréhende.

2. Faire du yoga et de la méditation

Avec votre ventre bombé, beaucoup d’activités physiques ne sont plus à votre portée et c’est bien dommage. On le sait, le sport est un excellent catalyseur de stress. Heureusement, le yoga est là pour vous aider ! Contrôler sa respiration, relâcher les tensions, être à l’écoute de votre corps ne pourra pas vous faire de mal.

3. Mettre un peu de musique dans sa vie 

Pour maman comme pour bébé, la musique a un pouvoir apaisant insoupçonné. Il permet de chasser les vilaines pensées et de faire le vide dans son cerveau. Un effet bénéfique et thérapeutique qui ne coûte pas un rond et ne demande pas d’efforts physiques.

4. Échanger avec votre sage-femme

Il/elle est là pour vous soutenir et vous écouter. Il/elle connaît bien les affres de l’accouchement et ne vous jugera pas. Il/elle a toutes les connaissances requises pour répondre à vos questions.

Trouvez vous un‧e sage-femme qui vous rassure, ne la lâchez pas et n’hésitez pas à échanger avec elle autant de fois que nécessaire. Vos volontés d’accouchement, vos angoisses, vos questions Covid, vos besoins médicaux le jour J, vous pouvez tout lui confier.

C’est normal d’avoir peur et il/elle est bien placé pour le savoir.

Si vous ne vous sentez pas en confiance, n’hésitez pas à changer de sage-femme ! Son rôle est primordial, vous avez les droit d’être bien accompagnée sur plusieurs mois.

5. Impliquer votre conjoint‧e ou un‧e de vos proches

Cette personne sera près de vous à votre accouchement (si vous le souhaitez). C’est également la seule qui sera au premier rang pour voir ce que vous traversez alors pour être au diapason avec elle, renforcez votre relation et parlez-lui. 

Vous pouvez même choisir une 2e personne de confiance en cas de besoin, si la première tombe malade, par exemple.

6. Prenez du temps pour bien vivre

Manger, bouger, dormir, faites en sorte que ces besoins vitaux soient bien remplis. Parfois, le stress disparaît car il n’a tout simplement plus lieu d’être et vous vous sentez bien. N’hésitez pas à solliciter votre famille ou vos proches, la plupart des membres seront ravis de vous donner un coup de main, nullipare ou non. 

Bref, prenez du temps pour vous ! À noter que de plus en plus de techniques alternatives de relaxation font leur apparition au sein mêmes des maternités, comme la réalité virtuelle. N’hésitez pas à vous renseigner !

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